Informatique scolaire : problèmes juridiques
IMPORTANT (4 avril 2005)
IMPORTANT (4 avril 2005)
1. Ce document est en cours de refonte. Certaines parties sont obsolètes. Par ailleurs il n'a pas été soumis à une procédure de validation par l'IUFM et ne représente pas nécessairement le point de vue de cette institution.
2. C'est un support de cours intégré dans une formation présentielle, d'où son caractère elliptique par endroits.
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Introduction
Introduction
Avertissement
Pour des évolutions nécessaires
Le triangle juridique
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Avertissement
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Pour des évolutions nécessaires
Pour des évolutions nécessaires
Mais, aujourd'hui comme hier, il est nécessaire que des citoyens sachent prendre consciemment des risques afin d'obtenir l'adaptation du droit ancien aux réalités nouvelles. Par exemple, en matière de respect du droit d'auteur, on ne peut que souhaiter la reconnaissance d'une "exception pédagogique" inspirée du "fair use" anglo-saxon, qui ne léserait d'ailleurs aucun des intérêts économiques en jeu, qui méritent évidemment d'être protégés. Pour en savoir plus sur le "fair use", consulter http://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use.
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Le triangle juridique
Le triangle juridique

Etude de cas : l'invalidation d'une charte informatique de collège
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Posté par clem le 2005-09-13
Réseau pédagogique d'établissement
Réseau pédagogique d'établissement
Obligations légales de l'établissement scolaire
Obligations légales de l'administrateur réseau
Contrôle d'accès Internet
Messagerie électronique
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Obligations légales de l'établissement scolaire
Obligations légales de l'établissement scolaire
Plus le réseau offre de possibilités, plus les contraintes juridiques augmentent.
Par exemple, les EPLE disposant d'un réseau pédagogique d'établissement offrant à ses usagers des espaces de stockage et d'échanges, des moyens de publication interne et/ou externe, un accès vers Internet, sont soumis à de nombreuses obligations légales à divers titres :
·
La protection des informations nominatives : déclaration
à la CNIL des fichiers d'utilisateurs, information des utilisateurs du
réseau sur leur droit d'accès et de rectification, sécurisation de l'accès
aux données (par exemple notes des élèves). De plus il ne faut réaliser auprès de
mineurs aucune collecte d'informations concernant l'entourage familial, le
mode de vie des parents, leur statut socioprofessionnel, à fortiori bien sûr leurs convictions et appartenances politiques, syndicales, religieuses.
Un exemple : la déclaration à la CNIL des fichiers et traitements automatisés liés à l'emploi d'un logiciel de gestion du B2i et les précautions à prendre dans l'emploi de la base GEP (Gibii).
· La répression des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (la loi Godfrain punit les intrusions et comportements hostiles sur les réseaux informatiques, ceci concerne aussi les atteintes venant de l'intérieur de l'établissement et dirigées contre une cible externe).
· La protection de la personne et tout particulièrement des mineurs. Par exemple, le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 500.000 francs d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur (Nouveau Code Pénal art. 227-24). http://www.cru.fr/droit-deonto/droit/protection-droits/mineurs.htm.
· La protection du secret de la correspondance privée réaffirmé dans l'accord cadre (début 2001) avec La Poste, et pour l'Éducation Nationale par une note très claire de la DAJA1 n°01-131 du 26 mars 2001 (Cf. LIJ n°56 juin 2001). Une réponse ministérielle a confirmé qu'un chef d'établissement ne doit pas accéder à la messagerie personnelle d'un élève.
· Le respect de la législation sur la '"cybersurveillance" et tout particulièrement l'information des usagers sur les outils utilisés et la nature des données recueillies, leur durée de conservation, etc.
· Le respect du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle. En particulier, si l'établissement dispose d'un site Internet ou Intranet propre (c'est-à-dire non hébergé par le serveur académique), le chef d'établissement assume la responsabilité de directeur de publication (soumise aux lois sur la presse écrite et audiovisuelle).
· Le respect du droit commercial des éditeurs (pour les logiciels accessibles sur le réseau).
· Le droit du travail (en ce qui concerne les personnels de l'EPLE).
Des problèmes restent en suspens :
· La déclaration à la CNIL pourrait sembler superflue si les données sont exclusivement extraites de GEP puisque cette base de données est systématiquement déclarée depuis longtemps dans tous les établissements et que la norme simplifiée à laquelle elle est soumise inclut les traitements de notes. Pourtant le site de la CNIL donne l'exemple d'une déclaration spécifique de l'emploi du logiciel Gibii par un collège.
· Le Code du Travail, souvent invoqué, ne s'applique pas en tant que tel aux enseignants ni aux élèves des établissements scolaires.
· La jurisprudence récente sur la "cybersurveillance" s'applique aux entreprises, pas nécessairement aux EPLE.
· Certains juristes considèrent que la protection de la vie privée s'étend aux espaces de travail personnels, par exemple ceux liés à l'attribution d'un identifiant personnel de connexion. Toutefois, cette opinion s'appuie sur une jurisprudence qui ne concerne pas –pour l'instant ?- les établissements d'enseignement et on peut considérer qu'elle est contradictoire avec la mission de surveillance et d'encadrement des activités des élèves confiée aux personnels des EPLE.
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Obligations légales de l'administrateur réseau
Obligations légales de l'administrateur réseau
L'administrateur réseau peut voir sa responsabilité recherchée en justice pour diverses raisons. Il est de son intérêt de
En l'absence d'un statut des administrateurs réseau, nous désignons comme tel celui (en général un enseignant) qui dispose d'un code "administrateur système", détermine les services et ressources offerts, ouvre les comptes aux utilisateurs et définit leurs droits sur les espaces de stockage et les ressources. Il a connaissance des informations nécessaires à la bonne conduite du réseau : volumétrie, trafic, incidents. Il doit prendre toute mesure nécessaire pour assurer la continuité du service, ou éviter les dégradations que le système pourrait causer en interne ou en externe. Il assume ces responsabilités sur délégation du chef d’établissement. Il serait bon que cette délégation soit explicite !
A noter que
Ce sont des sources possibles de contestation, un utilisateur pouvant à bon droit prétendre avoir été victime d'un détournement de mot de passe. Par exemple, même si l'administrateur réseau ne peut modifier un fichier sans en prendre la propriété et ne peut pas rendre cette propriété avec les outils de gestion standards, il peut le faire avec d'autres outils. A ce niveau une usurpation est donc possible.
Remarque : l'utilisation de logiciels type observe (IACA), VNC (observation et/ou prise de contrôle à distance d'un poste informatique) ou NetOpSchool s'apparente à la surveillance vidéo. La possibilité d'utilisation du réseau pour des actions s'apparentant à la vidéosurveillance ou à la cybersurveillance doit être portée à la connaissance des utilisateurs et les conditions de cette utilisation doivent être définies par écrit. Référence : La cybersurveillance des salariés, 2004http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000175/0000.pdf
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Contrôle d'accès Internet
Contrôle d'accès Internet
Il n'y a pas de législation spécifique aux EPLE (établissements publics locaux d'enseignement) ni de jurisprudence à leur sujet. On peut toutefois penser qu'en cas d'action judiciaire (par exemple intentée par des parents) la décision s'inspirera des règles appliquées aux F.A.I. (fournisseurs d'accès Internet). Un élément favorable important (mais non décisif) dans l'appréciation du juge sera la mise en place d'un dispositif de filtrage des sites ou contenus "inappropriés", même si chacun sait qu'aucune protection n'est fiable à 100%. D’une façon générale, le journal des connexions (logs) est la première chose qui est demandée, et la jurisprudence considère qu’il est nécessaire de le conserver durant un an. Ce journal ne peut être remis que sur réquisition judicaire (et non policière).
Le site Educnet donne des renseignements élémentaires sur la mise en oeuvre de ces directives.
Présentation
Téléchargement du Guide pratique en pdf.
Le site académique (Aix-Marseille) de la sécurité informatique "OASI" donne des conseils précis pour la mise en oeuvre du filtrage et du contrôle des communications Internet. On notera que certains de ces conseils sont extrêmement restrictifs.
A noter tout particulièrement : la procédure obligatoire de signalement des sites illégaux.
http://oasi.ac-aix-marseille.fr/article289.html
Une autre approche mise sur la formation des utilisateurs plutôt que sur le filtrage. En effet, en mai 2005, on estime que 60% des enfants et adolescents scolarisés ont accès à Internet à leur domicile et presque toujours sans aucune surveillance parentale. Ce n'est pas le filtrage opéré dans les établissements scolaires qui va leur apprendre à se protéger des "dangers du Net".
On sait par ailleurs que les adolescents sont non seulement consommateurs mais aussi producteurs de documents sur Internet: toujours en mai 2005, la radio Skyrock affirme gérer 2 millions de blogs... et depuis février 2005 des "affaires" multiples sont rapportées par les médias (exclusion d'élèves ayant publié des documents offensants pour leurs camarades, leurs enseignants, leur établissement).
Il est très regrettable qu'au lieu d'informer les élèves pour leur faire prendre conscience de leurs droits et de leurs devoirs en matière de communication publique, la réponse des établissement se limite à des conseils de discipline et à l'adjonction au règlement intérieur d'une charte souvent incompréhensible et que n'accompagne aucun projet éducatif.
Projet Educaunet
Comme le rapporte le numéro 18 - 1er Avril 2002 du Café Pédagogique http://www.cafepedagogique.net/ , alors que le programme européen "Safer Internet" souhaite "sécuriser Internet" et mise sur des systèmes de filtrage. l'approche du projet Educaunet est délibérément éducative: l'équipe travaille sur 26 activités qui visent trois tranches d'âge (8-11,12-15 et 16-18 ans) et trois types de public : scolaire, familial, associatif. Il s'agit d'apprendre au jeune à identifier les risques d'utilisation du réseau en participant à des jeux tant électroniques que classiques.
http://www.educnet.education.fr/fete-internet-2002/
http://www.saferinternet.org/
http://www.educaunet.org/
Pour nourrir une réflexion sur le sujet
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Messagerie électronique
Messagerie électronique
Les boîtes de courrier personnelles des élèves étant évidemment couvertes par le secret de la correspondance privée garanti par la loi, on peut penser que beaucoup d'activités pédagogiques (correspondance scolaire, échanges linguistiques, consultation d'experts…) utilisant le courrier électronique devraient passer par des boîtes fonctionnelles et non nominatives, créées par les enseignants et gérées donc lisibles par eux.
Tous les messages émis par ces comptes devraient être accompagnés d'une signature indiquant les coordonnées de l'établissement émetteur. Cela peut dissuader les utilisations illicites (harcèlement par exemple).
Cependant les élèves de BTS et de lycée professionnel peuvent avoir besoin d'utiliser des boîtes personnelles dont ils soient entièrement responsables, par exemple pour la recherche de stages, quand bien même ils ne sont pas toujours majeurs. Dans ce cas leur surveillance ne pourra pas légalement être assurée.
Voir le chapitre "Quelques situations à risque" (messagerie électronique).
Charte informatique d'un établissement scolaire
Charte informatique d'un établissement scolaire
Principes
Exemples
Démarche
Diffusion de la charte
Références
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Principes
Principes
L'introduction d'Internet et des réseaux dans les établissements scolaires peut inquiéter les parents, les enseignants et les administrateurs. Il s'avère nécessaire de fixer des règles d'utilisation de ces nouveaux outils et de les faire connaître et respecter. On peut regretter que des documents standardisés et adaptés aux principaux types d'établissement n'aient pas été validés au niveau national. Noter cependant que la diversité de ces établissements en France (et à l'étranger) et les spécificités des régimes juridiques auxquels ils sont soumis ne permettent pas de constituer un document universel.
Les objectifs de l'élaboration d'une charte des utilisateurs sont de :
- dédramatiser l'usage du réseau,
- limiter l'utilisation au cadre pédagogique (sous les réserves indiquées plus loin),
- responsabiliser les utilisateurs et développer leur sens civique,
- limiter les risques juridiques encourus par les administrateurs et les enseignants.
Il va sans dire que la charte concerne tous les membres de la communauté scolaire, quel que soit leur statut.
L'ensemble de ces règles d'accès et d'utilisation d'internet doit faire l'objet d'un processus d'élaboration collectif (conseil d'établissement, règlement intérieur...) et s'appuyer sur une démarche participative des partenaires. Il peut prendre la forme d'une charte ou d'un contrat, et être signé par les parents, les élèves (et les enseignants).
Ne pas oublier que les délibérations du C.A. peuvent être attaquées et sont soumises à un contrôle de légalité. Il serait donc préférable que le projet de charte puisse être soumis au service juridique de l'Inspection Académique ou du Rectorat (suivant qu'il s'agit d'un lycée ou d'un collège).
Une validation de certaines dispositions de la charte
par une instance extérieure à l'Education Nationale peut être considérée comme
nécessaire. Par exemple la charte du LP innovant Charles de Gaulle à Muret
a été visée par la CNIL.
http://www2.ac-toulouse.fr/lp-cdg-muret/
Ce document doit également définir une autorité de contrôle et des sanctions proportionnées à l'acte délictueux.
Pour l'application des sanctions éventuelles :
- Ne pas oublier que la responsabilisation des utilisateurs est liée à la suppression de l'anonymat des transactions par la mise en place de comptes individuels mais que l'emploi d'un compte ne garantit pas l'identité de son utilisateur, puisque le détournement de mot de passe existe. Ce n'est qu'une présomption, à confirmer par d'autres moyens.
- La culture du secret des mots de passe n'est bien établie ni chez beaucoup d'adultes ni chez la plupart des jeunes. On a pu constater que souvent pour échanger des données les élèves ouvrent plusieurs sessions simultanées sous la même identification, en particulier quand les espaces communs ne sont pas prévus ou pas maîtrisés.
La diffusion de la charte doit donc s'accompagner de la mise en place d'un dispositif pédagogique de mise à niveau, par exemple en s'appuyant sur les procédures B2i. L'Intranet de l'établissement devra aussi comporter des outils d'autoformation sur le sujet.
Pour résumer : la charte n'est pas un but en soi, ce n'est qu'un outil pour réaliser les objectifs énoncés plus haut.
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Exemples
Exemples
Le projet initial était présenté ainsi sur le forum ad hoc d'Educnet:
"Face aux risques d'atteinte aux intérêts moraux et matériels des personnes qui pourraient être facilités par l'utilisation des services de l'internet dans l'enceinte des écoles et des établissements d'enseignement, l'Éducation nationale veut privilégier la voie de l'éducation et de la responsabilisation, inscrire son action dans le cadre plus général de l'éducation au civisme et à la citoyenneté, dans une perspective d'information et de sensibilisation.
C'est dans cet esprit que le Ministère soumet à débat dans ce forum un projet de charte générale d'utilisation des services de l'internet des réseaux et des services multimédias. Il a pour fonction de bien cadrer l'utilisation des technologies de la communication et de l'information à l'école et dans les établissements d'enseignement ainsi que de mettre en garde les utilisateurs contre les dérives et les dangers potentiels de l'internet.
Ce projet de charte vise à engager ses signataires dans un rapport contractuel en définissant leurs droits et obligations, en précisant les services offerts ainsi que les conditions d'accès et d'utilisation et ce, en insistant sur le lien entre l'offre de service et la mission de service public qui la génère. "
Sur le site de l'académie de Toulouse, des exemples de chartes venant de différentes académies http://www.ac-toulouse.fr/tice/reseaux/securite/internet/charte.html
Charte validée par la CNIL: LP innovant Charles de Gaulle, Muret page 39, Dossiers de l'ingéniérie éducative, n° 31, octobre 2000, CNDP.
Le CDI pose des problèmes particuliers. On pourra lire Internet au cdi [parinet1].
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Démarche
Démarche
Le modèle de l' ARTIC est très clair et très pédagogique mais certains de ses éléments peuvent paraître discutables parce qu'ils sont le simple tranfert au domaine éducatif de lois ou de décisions de justice pris dans un autre cadre (essentiellement le monde des salariés adultes en entreprise).
| À quoi faut-il penser avant de faire une Charte d'Etablissement sur l'utilisation des TICE et du réseau ? Avant toute chose, il faut rencontrer les personnes concernées ou leurs représentants 1. utiliser les instances représentatives (conseil d'administration, conseil de vie lycéenne, syndicats) 2. procéder à des réunions d'information et de concertation. Un des premiers objectifs d'une charte est sans doute d'informer les personnes concernées… 1. des conditions techniques et matérielles d'accès aux TICE : mono-poste, réseau local, Internet... 2.
des services assurés par l'établissement (définition,
garantie de service… et de leurs limitations éventuelles, par exemple
pour la pérennité des espaces de stockage personnels). 3.
des textes principaux régissant ces usages
et des risques encourus : 4. et donc des responsabilités, droits et devoirs de chacun, suivant son statut dans l'établissement, la difficulté étant d'adapter cette information aux capacités de compréhension des intéressés. 5. et de la même manière, de préciser les sanctions prévues en cas de manquement aux règles établies 6.
tout en fournissant la liste des responsables, indiquant
clairement les noms des personnes concernées et leurs charges : c'est
une exigence technique et démocratique (règle de responsabilité et
de transparence) ; cela vaut pour : 7. mais l'exigence de loyauté s'impose : il faut avertir de tout contrôle ou filtrage, de la durée de vie des données conservées, de la possibilité d'identification a posteriori des auteurs d'activités illicites... Il faut bien distinguer à qui on s'adresse 1. soit on distingue les membres du personnel des élèves, ce qui nécessite alors des paragraphes distincts ou des textes différents. 2. soit on ne prévoit qu'un seul type d'utilisateur (comprenant tous les personnels et tous les élèves) : un seul texte peut suffire alors. Bien distinguer également les usages, les domaines concernés : 1. par exemple distinguer les activités pédagogiques au sens strict des autres activités : de clubs, de libre-service au CDI, de travaux ou de messageries personnels (pour un même compte, les règles d'utilisation peuvent être différentes suivant le lieu où se fait l'accès au réseau)... 2.
distinguer les divers services : la navigation sur le web de l'utilisation
de la messagerie, par exemple... Penser à toujours respecter les droits des personnes, la vie privée, des élèves comme des membres du personnel, qui reposent notamment : 1. sur le respect à la vie privée qui est un droit fondamental de notre démocratie ; ce droit est maintes fois confirmé par la jurisprudence, 2. sur le secret de la correspondance, qui est réaffirmé dans l'accord cadre récent (début 2001) avec La Poste, et pour l'Éducation Nationale par une note très claire de la DAJA1 n°01-131 du 26 mars 2001 (Cf. LIJ n°56 juin 2001)
3.
sur l'accession par les personnes concernées (et
les droits à modification, suppression...) aux données nominatives à caractère personnel. 4. sur un droit à son image quasi absolu en France. Il est impératif que l'établissement s'intéresse juridiquement à cette question en particulier avant d'éditer des images de ses élèves. Il semble que l'autorisation signée de l'élève lui-même et de son responsable légal (s'il y a lieu) soit nécessaire. 5. sur le "droit à la plaidoirie", comme certaines chartes le font, c'est à dire le droit de discuter, d'expliquer pourquoi une faute ou un manquement aux règles a été commis ; c'est une manière d'éviter d'appliquer des sanctions sans discernement et trop hâtivement... Par exemple Privilégier toujours la discussion en amont, le contrat largement débattu, le sens des responsabilités des utilisateurs... à une politique purement dissuasive et répressive 1. C'est le meilleur moyen d'éviter des réactions négatives… 2. … et en particulier des recours gracieux ou contentieux une fois la charte votée par le conseil d'administration. Etre conscient que la législation est fluctuante et la jurisprudence applicable aux entreprises difficile à transposer aux établissements scolaires 1. la loi (Code du Travail) oblige d'informer au préalable les intéressés de tout mode de filtrage ou de contrôle de manière très claire.
2.
La CNIL et la Cour de Cassation rappellent
à juste titre que la vie privée
ne s'arrête pas totalement sur le lieu de travail ou d'études...
3.
et donc recommandent d'accepter même
sur le lieu de travail un usage
privé des TICE raisonnable et non handicapant pour la collectivité. 4. Cependant le transfert aux établissements scolaires de dispositions concernant des salariés adultes n'est pas évident, en particulier pour les mineurs. Enfin être conscient que la Charte ne règlera pas tous les problèmes et qu'elle devra évoluer en fonction de l'évolution du cadre législatif et réglementaire français… et européen. |
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Diffusion de la charte
Diffusion de la charte
Pour sensibiliser les utilisateurs au respect de la charte, penser à utiliser les "messages légaux" (au sens de IACA), les messages défilants sur les écrans de veille…
Une fois votée au C.A., la charte est automatiquement intégrée au règlement intérieur. A partir de ce moment, l'accord du responsable légal à l'inscription d'un élève inclut l'acceptation de la charte. Mais si le problème est réglé sur le plan administratif, il ne l'est pas du tout sur le plan éducatif. Une démarche d'information devra donc être renouvelée systématiquement. Elle nécessitera la création d'outils de communication adaptés.
L'information et la signature de la charte peuvent se faire par note de service et intégration dans le dossier de rentrée.
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Références
Références
Le site de la CNIL : http://www.cnil.fr/index.htm
La sécurité informatique vue par le Café Pédagogique:
Publication (ressources Internet et non-Internet)
Publication (ressources Internet et non-Internet)
Comprendre et respecter la législation
Site web
Problèmes courants : images, citations, réutilisations
Autres documents
Blogs
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Comprendre et respecter la législation
Comprendre et respecter la législation
Le droit de la publication est extrêmement large puisqu'il s'applique à toute diffusion ou représentation en dehors du cercle familial. Il concerne par exemple, dans le cadre scolaire restreint (la classe) ou plus étendu (le réseau interne de l'établissement, voire le réseau mondial), toute reproduction de document récupéré sur Internet. Mais également toute diffusion de documents originaux incluant des éléments protégés à divers titres (par exemple les photos d'élèves).
En ce qui concerne les documents récupérés sur Internet, le paradoxe est que, même s'ils sont librement accessibles et légalement récupérables pour une utilisation privée, leur rediffusion dans le cadre scolaire peut être illégale. On notera cependant qu'il en va de même pour la distribution de photocopies de manuels et ou la diffusion en classe d'une émission de télévision (à l'exception rarissime des programmes pour lesquels les droits de reproduction à usage scolaire ont été acquités).
Il faut donc s'interroger systématiquement sur le statut du document que l'on veut diffuser. Or en ce qui concerne ceux récupérés sur Internet toutes les situations sont possibles:
- sur les sites officiels, gouvernementaux, le statut des documents est souvent précisé mais il est variable : parfois la reproduction est autorisée (éventuellement sous des conditions précises, comme l'indication de la source d'origine), parfois elle est interdite;
- les sites commerciaux interdisent en général la reproduction même partielle de leur contenu et, par exemple, attaquent fréquemment en justice l'utilisation de leur "logo";
- les sites personnels ne donnent en général aucune indication...
- de nombreux documents sont présentés comme "libres de droits" sans que cette indication ait aucune valeur juridique.
Pour en savoir plus, lisez http://www.ac-creteil.fr/matice/thema/tous_les_dossiers/droit/presentation.html
On se reportera utilement aux sources suivantes :
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Site web
Site web
Tout d'abord, et même si en pratique la distinction est inévitable, en théorie la même législation est applicable aux diffusions internes ("Intranet") et aux diffusions externes ("Internet").
Qu’il s’agisse d'un serveur interne, ou d'un site web accessible sur Internet, l’établissement est considéré comme l’éditeur, et le chef d’établissement devient le Directeur de publication. Il y a quelques différences à noter suivant que le site est hébergé par les services académiques, par un hébergeur privé ou par l’établissement lui-même.
·
Site d'établissement
hébergé par les services en ligne académiques
Le site académique étant géré par l’académie, le Recteur en est le directeur
de publication. Les dispositions légales concernant la susbtitution de responsabilité
civile des fonctionnaires s'appliquent donc, mais l'Etat peut toujours rechercher
la responsabilité d'un fonctionnaire ayant commis un délit dans le cadre de
ses fonctions. Parfois les services académiques chargés de la mise en ligne
assurent un contrôle de légalité des contenus proposés, mais c'est de plus
en plus rare. Si l’établissement assure lui-même la mise en ligne (accès direct
à un dossier du serveur académique), il ne peut plus y avoir de contrôle a
priori.
·
Site hébergé
par un hébergeur privé
L’hébergeur n’assume pas la responsabilité des contenus mis en ligne. Si le
site est clairement identifié comme étant celui de l’établissement, le chef
d’établissement en tant que directeur de la publication, assume seul la responsabilité
des contenus mis en ligne.
Par contre les sites personnels créés par des professeurs, même s'ils contiennent
des informations relatives à un établissement (par exemple des travaux d’élèves)
ne peuvent être considérés comme le site officiel de l’établissement. L’auteur
des pages assume entièrement la responsabiblité éditoriale.
·
Site hébergé
par l’établissement lui-même
Cette solution est en général déconseillée par l'administration. Le chef d’établissement,
en tant que directeur de la publication, assume seul la responsabilité des
contenus mis en ligne.
En ce qui concerne la protection du droit d'auteur, il faut lors de la publication de documents ou de pages web :
- donner les sources des textes et documents empruntés ;
- quand l'exception de citation ne s'exerce pas, obtenir les autorisations de reproductions auprès des propriétaires légitimes [exemple de convention avec un musée : jm4], ceci s'appliquant également à la publication des œuvres d'élèves, y compris la reproduction de copies, de devoirs (voir la rubrique "charte informatique") ;
- s'il ne semble pas nécessaire de demander des autorisations pour créer des liens externes vers la page d'accueil d'un site (la question est plus complexe pour les liens "profonds": jurisprudence Keljob du tribunal de commerce de Paris 26/12/2000), il convient au moins de respecter certaines règles techniques (ouvrir dans une "nouvelle fenêtre" de type _blank), en particulier en cas d'emploi de "frames", pour ne pas être accusé de "vol de contenu".
L'aspiration de sites et leur mise à disposition sur Intranet obéit aux mêmes règles.
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Problèmes courants : images, citations, réutilisations
Problèmes courants : images, citations, réutilisations
On se reportera utilement aux sources suivantes :
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Autres documents
Autres documents
ppt droit à l'image perso [remy2]
Autorisation de diffusion de travaux d'élèves : (exemple donné sur une liste de diffusion, mais il n'est pas sûr que le principe d'une telle autorisation générale soit juridiquement correct) : "Plutôt que d’obtenir, à chaque fois que vous souhaitez publier les travaux de leur enfant, l’autorisation des parents d’un élève, nous avons adopté dans le règlement intérieur un article qui stipule : La publication des travaux d’élèves à des fins non commerciales, réalisés dans le cadre des enseignements obligatoires, est soumise à une autorisation pour un an accordée par les parents de l’élève ou l’élève lui-même s’il est majeur, au début de chaque année scolaire. Eventuellement, il leur appartient de refuser ponctuellement cette autorisation […]. La dernière phrase (ou quelque formulation assez ouverte pour que le refus puisse s’exercer « avant, après, pendant ») est nécessaire."
Exemple de convention avec une institution culturelle [jm4]
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Blogs
Blogs
Formation
Formation
Formation des enseignants
Formation des élèves
Ressources d'autoformation
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Formation des enseignants
Formation des enseignants
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Formation des élèves
Formation des élèves
A consulter : le mémoire de Muriel DRY, Nouvelles technologies et CDI : ou comment amener l'élève à une utilisation raisonnée de l'outil informatique, IUFM de Montpellier, 2001 à
http://www.ac-montpellier.fr/ressources/memoires/memoires2000/b00/00b0081/00B0081.pdf
illustre bien la nécessité et les difficultés du respect de la réglementation et d'une formation à l'emploi d'Internet en CDI.
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Ressources d'autoformation
Ressources d'autoformation
Dans le cadre de l'entraînement au B2i, on pourra utiliser certains items du questionnaire disponible à http://perso.libertysurf.fr/b2itest.
Sur le site de la CNIL, "Vos traces sur Internet" permet de prendre conscience de la relativité de l'anonymat sur le web. Voir aussi la section "Juniors".
Quelques situations à risque
Quelques situations à risque
Assurer une surveillance efficace des élèves : l'exemple du commerce électronique
La messagerie électronique
Limites d'emploi de l'adresse administrative
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Assurer une surveillance efficace des élèves : l'exemple du commerce électronique
Assurer une surveillance efficace des élèves : l'exemple du commerce électronique
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La messagerie électronique
La messagerie électronique
Mais l'envoi de messages par les élèves avec le matériel informatique d'un établissement scolaire expose à des risques divers: injure, diffamation, contrefaçon, atteinte à la vie privée, envoi de pièces jointes à contenu illégal... L'établissement (par la mise à disposition d'un réseau informatique) et l'enseignant (pour défaut de surveillance) peuvent voir leur responsabilité recherchée en justice. Or la législation sur la protection du secret de la correspondance privée semble rendre la situation inextricable: comment assurer une surveillance que la loi interdit d'exercer?
Des solutions, mais aucune n'est totalement satisfaisante :
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Limites d'emploi de l'adresse administrative
Limites d'emploi de l'adresse administrative
Questions-réponses
Questions-réponses
Où trouver la réponse à mes questions ?
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Où trouver la réponse à mes questions ?
Où trouver la réponse à mes questions ?
Le site Droit du Net répond à plusieurs centaines de questions précises en des termes accessibles au grand public.
http://www.droitdunet.fr/
Juriscom.net est une revue juridique spécialisée
dans le droit des technologies de l'information qui publie régulièrement
les contributions (articles, mémoires, débats...)
de nombreux juristes, universitaires ou professionnels. Un moteur de recherche est disponible.
http://www.juriscom.net/
La FAQ juridique d'Educnet répond à des questions précises dans le cadre de l'Education Nationale.
http://www.educnet.education.fr/echanges/faq.htm
Plus particulièrement adapté à l'enseignement primaire, mais également très utile pour le second degré ou le supérieur, ce document (2003) de l'inspection académique de la Manche.
http://www.ac-caen.fr/pdf/droitEtTice.pdf
Plus récent (juin 2004) et très complet (mais non exempt d'erreurs mineures) : le document Protection de la propriété intellectuelle et du droit à l'image (Inspection académique de l'Orne et Rectorat de Caen).
http://www.ac-caen.fr/pdf/protectionProprieteIntellec.pdf
Références administratives et juridiques
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Documents internes IUFM du stage "interlocuteurs TICE" (entre []). Non disponibles sur ce site.
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auteur: JM - IUFM d'Aix-Marseille
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Dernière maj: 9/2/12